FISE Montpellier 2018 : PAT CASEY REMPORTE LA BMX SPINE RAMP PRO !

Dimanche, mai 13, 2018 - 00:00
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En raison des conditions météorologiques, les demi-finales feront office de finales. 
 
1 seule rampe mais 90 riders et des milliers de spectateurs chauffés à blanc dans une ambiance de match de boxe avec un éclairage tout autour du spot pour donner un aspect parfait et uniforme aux courbes. Il est 21H30, les festivaliers sont restés sur le site toute la journée pour finir en  apothéose avec ce qui est devenu une véritable tradition sur le FISE, les soirées de la mini devant la mairie.
Alors que nous atteignons le tiers de la compétition, après des bons passages du français THIBAUT PANAVILLE, du russe ROMAN KHAYRUTDINOV et quelques chutes sévères mais sans gravité, c’est le chilien VICTOR MUNOZ qui a probablement marqué le plus de points avec son deuxième run sans faute et avec double whip air, 36 invert bien classe sur le spine et un gros flair sur le buzzer.
 
Le ton monte avec la poule partagée par REILLY KIERAN (UK), JUSTIN DOWELL (USA), JOEL BONDU (can) et ANDRES PARDO (Colombie). Le premier vient ici sur son premier FISE et c’est normal car il n’a que 16 ans, il représente le futur du bmx anglais et on voit bien l’influence de ses compatriotes SEBASTIEN KEEP et ALEX COLEBORN par exemple, serait-il le prochain Mark Webb et futur chouchou de la foule. Il frappe fort avec deux runs plein de maîtrise, étonnant d’amplitude et de puissance pour un si jeune âge : 36 double whip to bar, condor to footjam sur la sub box et tellement d’autres jolies choses. Il sera sans doute en final, tout comme Joel Bondu de retour du cirque du soleil avec des jambes d’acier et ses combos habituels : flair whip to table, windshield wiper super haut. Andres Pardo venu de Colombie pose lui le plus beau 360 hucker mais en xup one foot, peut être pas suffisant pour passer en final au contraire de Justin Dowell qui est au niveau où on l’attend avec son fameux twist et une routine de fou.
 
Il n‘aura pas fallu grand chose à KEVIN PERAZA pour rentrer le plus improbable des variations en gturn 540, les privilégiés présents sur la plateforme savent sans doute ce qui était prévu. Aurons-nous la chance de le voir plus tard sur le park UCI ? Il ne l’aura pas posé et quelques petites erreurs dans ses runs l’écarteront de la finale. ALEX NIKULIN toujours aussi aérien et stylé, même dans ses flair 540 ; KOSTYA ANDREEV qui s’amuse à graber sa selle en superman pour lancer un whip et IREK RISAEV multipliant les whips avec son habituel facilité.
 
C’est l’heure de la dernière poule et l’heure des spécialistes comme PAT CASEY qui a une rampe dans le genre dans son jardin, pour le moins amélioré c’est vrai. Il plaque un run parfait qui lui vaut la première place avec 86.50 pts et un 360 grabé à la chuck, enfin à la Pat Casey dirons nous (son run). Il devance José Torres révélé ici même en 2016 et vainqueur de la Simple Session au début de l’année. Encore une fois il survole la rampe avec une amplitude dingue en 360 double whip. Samedi soir il sera l’un des favoris de la finale. Mention spéciale à l’équatorien Jonathan Camacho qui est capable mentalement de s’élancer en flair whip…en ne portant qu’un petit short de plage. Une des images fortes de cette soirée spectaculaire et un avant goût du régal qui va se prolonger samedi soir.
 
Voici le classement :
1 – Pat Casey
2 – José Torres
3 – Justin Dowell
4 – Joel Bondu
5 – Jack Clark
6 – Kostya Andreev
7 – Irek Risaev
8 – Andres Pardo
9 – Alex Nikulin
10 – Brian Fox
11 – Reilly Kieran
12 – Jeremy Malott
13 – Jonathan Camacho
14 – Tobias Freigang
15 – Kaine Mitchell
16 – Erik Figar
 
Mark Webb et Kevin Peraza ne feront pas partie de la fête, mais bon dieu que ça s’annonce fou samedi soir, en direct évidemment.